Encore trop de médicaments prescrits aux enfants hors AMM

Encore trop de médicaments prescrits aux enfants hors AMM

Mélanie Maziere
| 23.01.2015
  • Encore trop de médicaments prescrits aux enfants hors AMM - 1

Une étude de l’INSERM montre que les prescriptions hors AMM sont nombreuses en pédiatrie et qu’elles ont peu diminué entre 2000 et 2011. Les chercheurs constatent que 37,6 % des enfants des moins de 16 ans ont été exposés à au moins une prescription hors AMM en 2011 (contre 42 % en 2000). L’INSERM a réalisé cette évaluation avec l’aide de 38 médecins généralistes du sud de la France, qui ont rapporté leurs consultations d’enfants jusqu’à 16 ans entre mars et juillet 2011, en précisant le motif de la visite et la prise en charge proposée. Au total, 2 313 enfants ont consulté et 1 960 ont reçu au moins un médicament. Les prescriptions hors AMM correspondent à une indication autre que celle fixée pour les médicaments dans 56 % des cas, à des dosages inférieurs (26 %) ou plus importants (20 %) à ceux recommandés, ou encore au non-respect de l’âge minimal, de la voie d’administration ou des contre-indications. Les médicaments le plus souvent concernés sont les décongestionnants nasaux, les antihistaminiques anti-H1 et les corticoïdes. L’INSERM précise que les prescriptions hors AMM en pédiatrie s’imposent souvent en raison de l’absence de médicament adapté au profil des jeunes patients. Contrairement à la précédente étude menée par l’institut en 2000, qui s’alarmait de la dangerosité potentielle de ces pratiques, les chercheurs n’ont cette fois-ci pas constaté de lien entre la prescription pédiatrique hors AMM et le risque d’effets indésirables. « Certains médicaments qui présentaient des risques dans les années 2000 ne sont plus administrés chez l’enfant. C’est notamment le cas des dérivés terpéniques (camphre, menthol, certaines huiles essentielles) », remarquent les auteurs de l’étude. Si les « ressources pédiatriques ne sont pas à la hauteur » dans certaines pathologies courantes, ils rappellent néanmoins que, selon les situations, d’autres approches thérapeutiques sont possibles.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr
Commentez 1 Commentaire
 
JEAN-MARIE H Pharmacien 24.01.2015 à 14h41

« Ce genre d'étude est peut-être l'occasion d'étendre les indications de certains produits ? Si le profil de tolérance est bon et qu'une efficacité thérapeutique est mise en évidence, alors l'usage d Lire la suite

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