Dossier - Conseils par temps froid

Ordonnance - Monsieur Gilles O., 66 ans

Publié le 12/12/2016
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Tamiflu                                  2 gélules/j pendant 5 jours

Dafalgan 500                          1 cp/j

Influvac                                  une injection SC

 

Le contexte

Monsieur O. présente les signes cliniques de la grippe : c’est l’un des premiers cas de la saison. Son médecin, qu’il a vu dès l’après-midi, a pu lui prescrire un traitement curatif censé lui permettre de continuer à travailler en limitant la symptomatologie de l’infection.

L’oseltamivir (Tamiflu) est un inhibiteur de la neuraminidase virale, comme le zanamivir (Relenza). En inhibant l’enzyme de la paroi du virus permettant sa séparation des cellules épithéliales infectées après réplication, ces deux médicaments sont actifs sur les virus grippaux A et B, minimisent la symptomatologie de l’infection et diminuent sa durée.

L’oseltamivir s’administre par voie orale (le zanamivir agit de façon topique sur les bronches après inhalation). Il est possible d’associer à un inhibiteur de la neuraminidase les médicaments symptomatiques habituellement prescrits en cas de grippe ou d’autre infection respiratoire virale hivernale : aspirine, paracétamol, antitussifs, antibiotiques (en cas de surinfection bactérienne).

Le traitement curatif ne doit pas faire négliger la prophylaxie et Monsieur O. a oublié de se faire vacciner : le médecin y remédie car le vaccin peut s’y associer. La couverture vaccinale est efficace chez 70 à 90 % des sujets de moins de 65 ans ; le vaccin est moins efficace lorsque l’âge avance mais il réduit les complications de la grippe. L’immunité est acquise en 2 à 3 semaines, pour 9 mois à un an.

Votre conseil

Le traitement par Tamiflu ne nécessite pas d’adaptation posologique selon le terrain (insuffisance rénale ou hépatique) et ne donne pas lieu à interactions médicamenteuses.

La tolérance du vaccin antigrippal est satisfaisante : seules des réactions locales (érythème, œdème, douleur locale, ecchymose, induration) s’observent en général. D’éventuelles courbatures fébriles voire un syndrome pseudo-grippal peuvent survenir vers le 5e jour mais restent transitoires.


Source : Le Quotidien du Pharmacien: 3311