Papillomavirus

Publié le 03/11/2020

Très répandus, les papillomavirus (virus HPV) sont les plus souvent bénins. Mais deux d’entre eux sont virulents et responsables de 70 % des cancers du col de l’utérus. Contre ces virus, une vaccination peut être effectuée avec l'un ou l'autre des vaccins commercialisés en France (Gardasil 9, Cervarix). Toute vaccination initiée avec l'un doit continuer avec le même, mais toute nouvelle vaccination devrait désormais être réalisée avec le vaccin nonavalent.Cette vaccination a prouvé son efficacité sur les lésions précancéreuses du col dans des pays comme l’Australie, l’Angleterre ou la Suède où un nombre important de jeunes filles sont vaccinées : ainsi la fréquence des lésions a été réduite de 75 % chez des Suédoises vaccinées avant l’âge de 17 ans.En France, la vaccination anti-HPV est recommandée chez l’adolescente de 11 ans à 14 ans avec rattrapage possible avant 20 ans. À partir de janvier 2021, la recommandation s'appliquera aux garçons entre 11 et 14 ans (actuellement, elle l’est chez les hommes ayant ou ayant eu des relations sexuelles avec d'autres hommes et, dans ce cas, elle peut être pratiquée jusqu'à l'âge de 26 ans). Cette prophylaxie ne remplace pas un dépistage régulier du cancer utérin par prélèvement cervico-utérin : il reste très important pour la femme qui a commencé sa vie sexuelle avant de se faire vacciner car le vaccin n’élimine pas les virus qui se seraient installés avant l’injection.La surveillance renforcée de ce vaccin par l’EMA et l’ANSM n’a pas prouvé de causalité entre cette vaccination et la survenue d’une sclérose en plaques (SEP) ou de toute autre affection auto-immune.


Source : lequotidiendupharmacien.fr