La douleur, symptôme principal

Publié le 05/05/2020

Parfois asymptomatique, l’endométriose se caractérise le plus souvent par des douleurs intenses, aiguës ou chroniques. Celles-ci sont caractérisées par « les 5 D », à savoir : douleurs pelviennes chroniques, dysménorrhées (douleurs pendant les règles), dyspareunies (douleurs pendant les rapports sexuels), dysurie (douleurs lors de la miction) et dyschésie (douleur à la défécation). Ces douleurs sont dues aux saignements des lésions endométriosiques lors des règles, entraînant hémorragies, puis inflammation et fibrose réactionnelle.La douleur liée à l’endométriose peut être continue ou ponctuelle, fonction de la localisation des lésions et des adhérences. Liée au cycle, elle se manifeste souvent de manière plus aiguë au moment de l’ovulation ou des règles. Ces douleurs sont résistantes au paracétamol. Il s’agit bien souvent de symptômes invalidants, entraînant une incapacité totale ou partielle pendant quelques jours. Cela se traduit pour certaines par l’impossibilité de mener une vie normale, professionnelle, familiale et intime de façon ponctuelle ou durable. Pour d’autres, ce sera l’incapacité de faire le moindre effort physique. Dans les cas les plus sévères, les douleurs peuvent être telles qu’elles provoquent pertes de connaissances et vomissements. Le recours à des antalgiques puissants peut s’avérer indispensable. Elles sont donc à l’origine d’une véritable altération de la qualité de vie et une fatigue chronique peut s’installer.Ces douleurs intenses et invalidantes doivent alerter les proches et les professionnels de santé. Chez une jeune fille, des douleurs à l’origine d’absentéisme scolaire ne doivent pas être perçues comme « normales ». Elles ne doivent absolument pas être négligées : il s’agit d’un réel signal d’alarme et une consultation gynécologique s’impose. De la même façon, toutes les femmes ressentant des dyspareunies devraient oser en parler à leur médecin.De plus, l’endométriose étant une pathologie hormonodépendante, elle ne cesse de progresser tant que la fonction ovarienne perdure et disparaît à la ménopause (à condition de proscrire tout traitement hormonal de substitution).


Source : lequotidiendupharmacien.fr