Vigilance requise !

Publié le 02/10/2020

Contre-indications absolues, en dehors de la grossesse et de l’allaitement.Le paracétamol est déconseillé chez les personnes dont le fonctionnement du foie est gravement altéré.Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont contre-indiqués en cas d’insuffisance rénale, d’intolérance gastrique, de maladie digestive et d’allergie.L’ibuprofène ne doit pas être utilisé en cas d’ulcère (ou d’antécédents) gastroduodénaux.Les opiacés sont contre-indiqués dans les insuffisances respiratoires ou hépatiques sévères.Les triptans ne doivent pas être utilisés en cas d’infarctus du myocarde, d’insuffisance coronarienne, d’accident vasculaire cérébral ischémique, d’hypertension artérielle non contrôlée et d’artériopathie des membres inférieurs.Les dérivés de l’ergotamine sont contre-indiqués en cas d’hypertension artérielle non contrôlée, de coronaropathie, d’artérite des membres inférieurs, d’accident vasculaire cérébral et d’association aux triptans.Les antidépresseurs imipraminiques, et les autres produits présentant des potentialités anticholinergiques, sont contre-indiqués en cas de glaucome ou de troubles urétroprostatiques.La flunarizine ne doit pas être utilisée en cas de dépression, même ancienne, et de syndrome extrapyramidal (par exemple la maladie de Parkinson).Effets indésirables- Amitriptyline : somnolence, prise de poids, sécheresse buccale, troubles de la libido.- Anti-inflammatoires non stéroïdiens (dont l’aspirine) : gastralgies, nausées, douleurs abdominales, œsophagite, ulcère, perforation digestive, hémorragie digestive ; risque de rétention hydrosodée, d’hyperkaliémie, d’hypertension artérielle et d’insuffisance rénale. Effets indésirables non dose-dépendants : événements cutanés (dermatoses bulleuses), hématologiques (atteintes des lignées sanguines), hépatiques (hépatites cytolytiques ou cholestatiques), allergiques (choc anaphylactique), rénaux (néphrites interstitielles), idiosyncrasiques bronchoconstrictions).- Flunarizine : somnolence, prise de poids.- Morphiniques/opioïdes : nausées/vomissements (prise en charge : métoclopramide-Primpéran, dropéridol-Droleptan, sétrons), constipation (nécessité d’associer systématiquement un traitement laxatif ; en 2e intention : naloxégol-Moventig, actif par voie orale, ou méthylnaltrexone-Rélistor, en sous-cutané), spasmes des voies biliaires (association d’un spasmolytique), prurit, euphorie, sédation, somnolence (signe de surdosage), dépression respiratoire (d’autant plus dangereuse que son installation est plus rapide), hallucinations (surtout chez les sujets âgés). Certains régressent avec le temps, mais d’autres non, comme la constipation par exemple. Les effets indésirables du tramadol sont en rapport en partie avec ses effets morphiniques (nausées, somnolence) et en partie avec son activité monoaminergique (sécheresse buccale, vertiges, douleurs abdominales, convulsions).À savoir : les morphiniques peuvent induire paradoxalement une hyperalgésie, correspondant à un abaissement du seuil douloureux.- Duloxétine : nausées, somnolence, sensations vertigineuses, constipation, bouche sèche.- Ergotamine : paresthésie, troubles circulatoires périphériques, nausées/vomissements.- Paracétamol : l’administration prolongée de doses légèrement supérieures à la normale, à intervalles trop rapprochés, ou en cas d’altération de la fonction hépatique, peuvent être délétères pour le foie.- Prégabaline : somnolence, étourdissements.- Triptans : nausées, vertiges, somnolence, bouffées vasomotrices, douleur ou oppression thoracique, palpitations, tachycardie, hypertension artérielle.Les interactions médicamenteusesLes effets sédatifs des morphiniques peuvent être majorés par d’autres médicaments déprimant l’activité du système nerveux central, comme les neuroleptiques, benzodiazépines et autres anxiolytiques, antidépresseurs sédatifs, hypnotiques, antihistaminiques H1, antihypertenseurs centraux, l’alcool…  


Source : lequotidiendupharmacien.fr