Mécanismes d’action

Publié le 05/06/2020

Les anticholinergiques centraux s’opposent à l’excès d’acétylcholine au niveau cérébral résultant du déficit en dopamine existant dans la maladie de Parkinson ; L’administration de lévodopa vise à compenser l’insuffisance en dopamine dans certaines régions du cerveau consécutive à la destruction progressive des noyaux gris centraux. La lévodopa étant massivement inactivée au niveau périphérique, on l’utilise associée à un inhibiteur de la dopadécarboxylase.Les agonistes dopaminergiques stimulent directement les récepteurs D2 à la dopamine impliqués dans la motricité. Ils présentent l’avantage d’avoir une durée d’action plus prolongée que celle de la lévodopa et une résorption digestive non influencées par les prises alimentaires. L’apomorphine stimule également les récepteurs à la dopamine. Les inhibiteurs enzymatiques prolongent l’effet thérapeutique de la lévodopa en antagonisant les principaux enzymes assurant sa dégradation : MAO-B, catéchol-O-méthyltransférase ou COMT. Une nouvelle molécule, le safinamide, cumule une inhibition de la MAO-B et une inhibition voltage-dépendant des canaux sodique ainsi qu’une modulation de la libération stimulée de glutamate (néanmoins, on ignore encore si ces effets non dopaminergiques participent aux effets antiparkinsoniens.L'amantadine est un antagoniste faible des récepteurs des récepteurs au glutamate de type NMDA, elle augmente la libération de dopamine et bloque la recapture de la dopamine après sa libération dans la fente synaptique.Le mécanisme d’action du riluzole utilisé dans la sclérose latérale amyotrophique agit en partie sur le glutamate ; en modulant les taux de celui-ci au sein des motoneurones, il participe au ralentissement de la dégénérescence de ces derniers.


Source : lequotidiendupharmacien.fr