Dans quelles situations cliniques ?

Publié le 05/06/2020

Les maladies neurodégénératives sont liées à un processus de détérioration du fonctionnement des cellules nerveuses, pouvant conduire à la mort cellulaire ou neurodégénérescence. Les troubles induits sont variés et peuvent être d’ordre cognitivocomportemental, sensoriel et/ou moteur. Les principales pathologies sont représentées par la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la maladie d’Huntington, l’atrophie corticale postérieure et la sclérose latérale amyotrophique.Maladie d’AlzheimerAssociée à une perte progressive et irréversible de neurones, celle-ci est caractérisée par un déclin des fonctions mentales et notamment de la mémoire. C’est la forme la plus fréquente de démence. Débutant par une amnésie antérograde (touchant longtemps, préférentiellement les souvenirs récents, puis de plus en plus anciens), l’évolution se complique ensuite de troubles cognitifs de plus en plus sévères : confusion, irritabilité, agressivité, troubles de l’humeur et des émotions…Maladie de ParkinsonC’est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente. Elle se manifeste par une bradykinésie (ralentissement des mouvements, ainsi que de leur finesse), une rigidité et un tremblement de repos. Elle affecte initialement une petite structure cérébrale, la Substance Noire, très riche en neurones dopaminergiques (la dopamine est un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements automatiques).Maladie d’HuntingtonÉgalement parfois dénommée chorée d’Huntington, celle-ci associe des symptômes moteurs (mouvements irrépressibles, troubles de l’équilibre, phonatoires et de la déglutition), des symptômes cognitifs (troubles de la mémoire, baisse des facultés cognitives, démence) et des symptômes psychiatriques (anxiété, dépression, désinhibition, agressivité, agitation).Sclérose latérale amyotrophique (SLA)Également appelée maladie de Charcot, la SLA est une pathologie neurodégénérative des motoneurones du cortex cérébral. Elle entraîne une paralysie progressive de l’ensemble de la musculature squelettique des membres, du tronc (y compris des muscles respiratoires) et de l’extrémité céphalique.Atrophie corticale postérieureElle correspond à une forme de démence (décrite en 1988) parfois considérée comme une variante atypique précoce de la maladie d’Alzheimer. Le premier et principal signe est une altération de la vision : troubles visuospatiaux, visuo-cognitives. Autres symptômes : difficulté à lire, vision floue, sensibilité à la lumière, problèmes de perception de la profondeur et des difficultés de circulation dans l’espace, troubles de la coordination des mouvements, non-reconnaissance d’objets…


Source : lequotidiendupharmacien.fr