Comment poser le diagnostic ?

Publié le 07/12/2021

L’interrogatoire du patientL’ostéoporose est une maladie silencieuse sans signe clinique particulier. Elle doit donc être évoquée en présence de facteurs de risque ou lors de la survenue d’une fracture non traumatique. Ainsi, son diagnostic repose tout d’abord sur un interrogatoire détaillé du patient afin de déterminer les facteurs de risque clinique mais aussi ceux de survenue d’une fracture. Il convient également de prendre en compte les diagnostics différentiels.En cas de diminution de la DMO (densitométrie osseuse) ou de fracture avec un traumatisme minime, le médecin devra éliminer en premier une ostéopathie maligne (myélome) ou un métabolique (ostéomalacie).La mesure de la DMOLa mesure de la DMO est l’examen de référence pour diagnostiquer l’ostéoporose et son principe est simple. On fait passer des rayons X à travers le corps du patient, or lorsqu’un faisceau d’énergie traverse un corps solide, une partie de cette énergie est absorbée et cette dernière est d’autant plus importante que le corps traversé a une densité élevée.La mesure de l’énergie qui ressort permet donc d’évaluer la densité osseuse de façon non invasive et totalement indolore. La mesure s’effectue généralement sur deux sites : le rachis lombaire et l’extrémité supérieure du fémur. Comme vu précédemment, elle permet d’obtenir un score qui sera comparé à une valeur de référence chez l’adulte jeune ; plus la DMO est faible, plus le risque de fracture est élevé. Pour rappel, on parle d’ostéoporose lorsque le résultat est inférieur à -2,5 DS.L’outil FRAX (Fracture Risk Assessment Tool)Développé par l’OMS, le FRAX est un outil informatique permettant d’évaluer pour un patient la probabilité qu’une fracture survienne dans les dix ans à venir. Pour cela, il n’intègre pas moins de 12 paramètres tels que la DMO, l’âge, le poids, les antécédents de fractures chez le patient… Il peut être utilisé en complément de la DMO pour faciliter l’identification des patients devant recevoir un traitement préventif de l’ostéoporose.L’imagerieLes radiographies permettent de diagnostiquer la plupart des fractures rapidement. De plus, les scanners ou les IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) peuvent confirmer l’absence de lésions d’une autre origine.La biologieLa biologie permet de rechercher des causes d’ostéoporose secondaire grâce aux dosages de la PTH ou hormone parathyroïdienne (hyperparathyroïdie), de la TSH ou thyréostimuline (hyperthyroïdie), de la cortisolurie (hypercorticisme), ou de la testostérone plasmatique chez l’homme (hypogonadisme).


Source : lequotidiendupharmacien.fr