Diagnostic pré-implantatoire

Les limites du dépistage  Abonné

Publié le 23/02/2009
Le neuf janvier dernier, l'hôpital londonien de l'University College annonçait la naissance d'un enfant conçu après un diagnostic préimplantatoire (DPI), pratiqué pour prévenir la naissance d'un enfant porteur d'une mutation génétique correspondant à une prédisposition au cancer du sein. Un progrès médical que certains considèrent comme un dangereux pas vers l’eugénisme.

POUR un couple non stérile, concerné par un problème de maladie génétique ou chromosomique, le DPI permet d’obtenir après fécondation in vitro, l’implantation d’un embryon certifié exempt de la maladie redoutée. Voilà pour le principe. En France, la loi de bioéthique de 1994 autorise le recours au DPI lorsque le couple a une « forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique d’une particulière gravité (myopathie, mucoviscidose) reconnue comme incurable au moment du diagnostic » (CSP art. L2131-4). Et voilà pour la loi.

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