Un entretien avec Christian Saout, président du CISS*

« Ne pas trop médicaliser la prévention »

Publié le 23/02/2009
Christian Saout préside le Collectif interassociatif sur la santé (CISS). À ce titre, il nous fait profiter de son regard attentif sur les relations qu’entretiennent les patients avec le monde la santé. Selon lui, l’accompagnement des malades, le suivi thérapeutique, la mutualisation des compétences professionnelles mais aussi la consultation pharmaceutique pourraient contribuer à améliorer la politique de prévention française.
LE QUOTIDIEN DU PHARMACIEN - Selon vous, quelle place devrait tenir la prévention dans la démarche de soin ?

CHRISTIAN SAOUT - Il faut prendre garde à ne pas trop médicaliser la prévention. Les principaux gains que l’on peut en attendre sont autour des comportements alimentaires, des addictions et des risques liés à la vie sexuelle et reproductive. Trois choses dont, au passage, on ne parle guère chez le médecin. De quoi y parle-t-on d’ailleurs quand on sait que la moyenne des consultations se situe entre 7 et 15 min.

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