Un entretien avec le Dr Marie-Claude Tesson-Millet

« Informer pour lutter contre les mutilations sexuelles féminines »

Publié le 22/02/2010
Sur le continent africain, on estime à 3 millions le nombre d’excisions pratiquées chaque année. Lutter contre ce fléau préjudiciable à la santé de la mère et de l’enfant, est l’un des chevaux de bataille de l’association Équilibres & Populations. Sa présidente et fondatrice, le Dr Marie-Claude Tesson-Millet explique au « Quotidien » pourquoi cette lutte doit d’abord passer par l’information des populations, pour ensuite rendre efficace la nécessaire interdiction de ces pratiques.
LE QUOTIDIEN DU PHARMACIEN.- Pouvez-vous nous rappeler en quelques mots (et chiffres) ce que représente l’impact des mutilations sexuelles féminines (MSF) en Afrique ?

Dr MARIE-CLAUDE TESSON-MILLET.- L’impact en chiffres, d’abord. Le nombre de femmes victimes de mutilations est estimé entre 100 et 140 millions et environ 3 millions d’excisions sont pratiquées chaque année. Des pratiques mutilatoires ont été recensées dans 27 pays africains par l’OMS.

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