Selon l’assurance-maladie, les officines ont nettement réduit le nombre des facturations en flux dégradé pour les médicaments onéreux de plus de 300 euros. C’est l’objectif du dispositif « tiers payant contre carte Vitale » qui vise certains médicaments. Résultats en chiffres jusqu’à fin 2025.
Depuis juin 2025, la présentation de la carte Vitale (physique ou numérique) doit être systématique pour bénéficier du tiers payant pour certains médicaments onéreux ou à risque de mésusage ou de trafic. C’est un dispositif introduit par l’article 11 de l’avenant n° 1 de la dernière convention nationale pharmaceutique, signé en juin 2024.
Pour l’assurance-maladie, la mesure a déjà porté ses fruits : « Depuis la mise en œuvre de ce dispositif en juin 2025, une amélioration significative est observée. Pour les médicaments onéreux, cible prioritaire de la mesure, la part de boîtes de médicaments délivrées avec carte Vitale a progressé de 8 points, passant de 70 % en janvier 2024 à 78 % en octobre 2025 », se satisfait la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) lors de la présentation de son panorama des médicaments les plus remboursés en 2024-2025. En juin dernier, l’assurance-maladie se plaignait de facturations non sécurisées qui variaient entre 18 et 42 % selon les classes thérapeutiques.

Pour rappel, les médicaments concernés sont :
- Les médicaments onéreux (de plus de 300 euros TTC par boîte) ;
- Les médicaments à fort risque de trafic ou de mésusage : tous les stupéfiants et certains antidiabétiques (tous les analogues du GLP-1 ; l’insuline asparte ; l’association fixe sitagliptine/metformine ; l’insuline glargine).
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