Suite au rappel mondial de lots de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal, le ministère de la Santé enquête sur le décès d’un nourrisson. Les résultats de l’analyse du lait consommé devraient être connus la semaine prochaine. Nestlé assure qu’à ce stade aucun cas de maladie en lien avec les produits concernés par le rappel n’a été confirmé.
Les autorités sanitaires françaises mènent actuellement une enquête à la suite du décès d’un nourrisson ayant consommé un lait infantile Nestlé, selon la cellule d’enquête de « Radio France ». Le lait faisant l’objet d’un rappel de lot est en cours d’analyse et les résultats seront connus « dans le courant de la semaine prochaine », selon le centre de crises sanitaires du ministère de la Santé, cité le 19 janvier par « France Info ». Une cinquantaine de lots de lait Guigoz et Nidal font en effet l’objet d’un rappel par Nestlé en raison de la présence de Bacillus cereus, bactérie pathogène susceptible de provoquer des diarrhées et vomissements chez les bébés.
« Une soixantaine d’appels de parents ont été reçus par les centres antipoison, tandis que d’autres familles ont contacté directement leur agence régionale de santé », indique l’investigation de « Radio France ». Mais, selon le centre de crises sanitaires, « l’imputabilité des symptômes à la consommation du lait incriminé n’a été établie dans aucune des situations signalées ». Philipp Navratil, le PDG de Nestlé, assure de son côté qu’« aucun cas de maladie en lien avec les produits concernés n'a été confirmé ».
Nestlé a lancé un premier « rappel préventif » en France le 11 décembre 2025 concernant le lait 1er âge Guigoz Optipro Relais, puis l’a élargi à une quinzaine de références dans 50 pays, le 6 janvier 2026. La bactérie Bacillus cereus a d’abord été détectée dans l’usine de Nunspeet aux Pays-Bas, le 9 décembre, en lien avec un ingrédient contaminé (une huile d’arachide). Selon l’enquête de « Radio France », des tests ont été menés dans la foulée dans l’usine de Boué, dans l’Aisne, qui ont confirmé la présence de céréulide, une toxine produite par la bactérie, le 26 décembre. L’extension du rappel à une quinzaine de références n’a eu lieu que le 6 janvier. Le 8 janvier, l’association Foodwatch a obtenu la confirmation que la contamination concernait une dizaine d’usines Nestlé aux Pays-Bas, en France, en Espagne, en Suisse et en Allemagne.
Exercice professionnel
Sérialisation : les pharmaciens sont-ils obligés de renouveler leur abonnement au connecteur de l’Ordre ?
Au second semestre 2025
Le formidable bond des ventes d’analogues du GLP-1
Référentiel qualité 2026
48 fiches pratiques pour améliorer la démarche qualité à l’officine
Pharmacovigilance
Gardasil 9 : une surveillance post-vaccinale à ne pas négliger