En pratique

Publié le 24/11/2022

Vérifier l’éligibilité du patientIl convient de s’assurer avant d’effectuer la vaccination que celle-ci figure dans les recommandations en vigueur et qu’elle est adaptée au cas du patient.Pour ce qui est des contre-indications à la vaccination, elles sont très rares. Il peut s’agir d’une allergie grave connue à l’un des composants du vaccin, un antécédent de réaction allergique grave suite à l’injection d’un vaccin ou la présence au moment de la vaccination d’une pathologie aiguë avec fièvre.Pour rappel, les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués en cas d’immunodépression, qu’elle soit liée à un traitement immunosuppresseur ou à une pathologie comme une infection au VIH, et chez la femme enceinte.Effectuer la vaccinationIl faut tout d’abord faire asseoir le patient pour prévenir tout risque de chute en cas de malaise et se laver les mains. La zone devant être vaccinée doit ensuite être désinfectée (en effectuant un seul passage, du haut vers le bas) ; il s’agit du muscle deltoïde, si possible du bras opposé au bras directeur. Puis, l’intégrité du vaccin ainsi que sa date de péremption doivent être vérifiées. On peut alors décapuchonner la seringue, effectuer le vaccin en piquant à 90° pour une injection intramusculaire, ou à 45° pour une sous-cutanée profonde et jeter l’aiguille (sans la recapuchonner pour éviter tout accident exposant au sang ou AES) dans une boîte DASRI. Les compresses et capuchon de l’aiguille sont, quant à eux, jetés dans la poubelle classique. Enfin, un pansement doit être placé sur le site d’injection.S’assurer de la traçabilité de la vaccinationLe vaccin injecté doit être enregistré au registre informatique des substances vénéneuses en y ajoutant la date d’administration du vaccin et son numéro de lot. Le pharmacien doit également inscrire l’acte vaccinal sur le carnet de santé du patient (ou à défaut sur une attestation de vaccination) en y indiquant son nom, le vaccin administré et son numéro de lot ainsi que la date. En l’absence de DMP, il peut également transmettre ces informations, avec l’accord du patient, à son médecin traitant via une messagerie sécurisée.Facturer la vaccinationDepuis le 7 novembre dernier, en plus de la facturation du vaccin, l’acte vaccinal en pharmacie est rémunéré 7,50 €. Puis, début 2023, le pharmacien pourra devenir prescripteur de vaccins. Une avancée pour la profession qui devrait permettre la revalorisation de l’acte vaccinal à 9,50 € comme le prévoit le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023.


Source : lequotidiendupharmacien.fr