Chez le médecin

Publié le 06/10/2020

La clinique se suffit le plus souvent à elle-même chez un patient de moins de 50 ans, du moins lorsque les symptômes sont typiques.L’endoscopie digestive haute (gastroscopie ou endoscopie œso-gastro-duodénale) est l’examen de référence lorsque les symptômes sont atypiques et/ou après 50 ans : elle autorise la réalisation de biopsies gastriques et parfois œsophagiennes, ces dernières étant systématiques en cas notamment de dysphagie. Elle permet de poser le diagnostic de RGO en présence de pertes de substance muqueuse (non d’un simple érythème), d’un œsophage de Barrett, d’une œsophagite peptique (cette dernière n’étant présente que dans 20 à 30 % des cas). Les lésions œsophagiennes signent le diagnostic ou permettent de poser un autre diagnostic (cancer œsophagien) ; inversement, il peut y avoir RGO sans signes endoscopiques visibles.Indiquée lorsque l’endoscopie est normale, face à des symptômes atypiques ou chez les patients réfractaires aux traitements, la pH-métrie du bas œsophage quantifie l’exposition de l’œsophage aux remontées acides. Elle les mesure à l’aide d’une petite sonde ou d’une capsule sans fil fixée à la paroi de l’œsophage (enregistrements de 24 à 96 heures). Une chute du pH au-dessous de 4 correspond à un reflux acide. Ce résultat est formel : si la pH-métrie ne détecte pas d’acidité, il n’y a pas de RGO (sauf bien sûr si l’examen est réalisé chez un patient… sous traitement antiacide).La pH-impédancemétrie détecte à la fois les reflux acides et non acides. Elle est réservée aux patients avec un RGO prouvé ou traités par IPP (reflux peu ou non acides), mais chez lesquels les symptômes gênants persistent malgré les médicaments : ces reflux étant alors peu ou non acides, une pH-métrie ne les détecterait pas et resterait inutile.D’autres examens (manométrie œsophagienne, transit oeso-gastro-duodénal), plus spécialisés, ne sont pas évoqués ici.


Source : lequotidiendupharmacien.fr