Un peu de physiopathologie

Publié le 16/10/2020

La toux est un acte de défense déclenché par la stimulation de différentes structures dont les voies aériennes hautes (larynx, trachée, bronches), l’œsophage distal et le conduit auditif externe. Ainsi activés, les récepteurs transmettent l’information jusqu’au tronc cérébral via le nerf vague dans le centre réflexe de la toux. Un signal efférent est alors émis en direction des muscles expiratoires pour mettre en place la mécanique de la toux : inspiration profonde ; fermeture de la glotte et contraction des muscles expiratoires, provoquant la mise en pression de la cage thoracique ; ouverture soudaine de la glotte et expiration forcée, à l’origine d’une secousse ; compression des voies aériennes pour expulser l’air et propulser le mucus, les sécrétions purulentes ou des particules étrangères.Si la toux est un symptôme, elle peut être à l’origine de complications telles qu’une insomnie, un état de fatigue, des nausées, une incontinence urinaire, des céphalées, voire une douleur thoracique, des fractures de côte, une hernie inguinale ou abdominale, un pneumothorax…La toux et ses causes La toux peut avoir une origine chimique liée à l’irritation des voies respiratoires par l’inhalation de gaz, de fumées (tabagisme actif et passif) ou de vapeurs ou bien thermique dans un contexte de refroidissement. Elle est inflammatoire lorsqu’elle est liée à une allergie ou à l’asthme, mécanique en cas de troubles de la déglutition ou infectieuse (liée à une pathologie comme la coqueluche, la tuberculose, les pneumonies, la diphtérie…). Ne pas oublier la cause iatrogène avec les inhibiteurs de l’enzyme de conversion provoquant la survenue d’une toux chronique quelques semaines après leur introduction. Elle cesse entre 4 et 6 semaines après leur arrêt.


Source : lequotidiendupharmacien.fr