Rappel physiopathologique

Publié le 07/09/2021

De façon basique, deux mécanismes expliquent l’asthme : l’inflammation bronchique et l’arc réflexe bronchoconstricteur.

Inflammation bronchique. La maladie asthmatique résulte d’une inflammation chronique des bronches : observée même dans les formes légères, elle résulte de l’activation, sous l’action des stimuli évoqués précédemment, de divers types de lymphocytes, entraînant une hyperproduction d’IgE à l’origine de la libération par les mastocytes de médiateurs (histamine, prostaglandines, leucotriènes, etc.) entraînant l’inflammation, l’hyperréactivité bronchique avec sécrétion de mucus et la bronchoconstriction.

Les crises d’asthme paroxystiques s’observent lors d’une exacerbation transitoire de l’inflammation. Initialement isolés, ces épisodes symptomatiques finissent parfois par ne plus régresser totalement, entretenant une inflammation chronique qui, à terme, augmente la réactivité des bronches, en réduit l’élasticité et induit des lésions obstructives irréversibles. Le tissu bronchique est envahi par des dépôts de collagène, les cellules productrices de mucus et musculaires lisses s’hypertrophient et les cellules ciliées disparaissent.

Réflexe bronchoconstricteur. Le système nerveux autonome régule le tonus musculaire bronchique et participe au contrôle de la libération des médiateurs pro-inflammatoires : la stimulation des récepteurs de l’épithélium bronchique (par des allergènes, des polluants, etc.) déclenche un réflexe de constriction bronchique. Ce phénomène dominerait dans l’asthme nocturne ou dans l’asthme lié au stress.


Source : lequotidiendupharmacien.fr