Mécanismes d’action

Publié le 06/11/2020

Les corticoïdes modulent l’expression de multiples gènes de l’inflammation. L’activité anti-inflammatoire d’un dermocorticoïde dépend : de la structure chimique de la molécule, de son affinité pour les récepteurs, de sa concentration dans l’excipient et de la nature de l’excipient. Rappelons à ce sujet l’effet réservoir des dermocorticoïdes, correspondant à leur accumulation dans la couche cornée pour être relargués ensuite progressivement vers les couches profondes de l’épiderme et le derme. Cela explique qu’une seule application par jour soit suffisante dans la majorité des cas.Les analogues de la vitamine D inhibent, notamment, la prolifération des kératinocytes (en même temps qu’ils facilitent leur différenciation) ainsi que la production de diverses cytokines.Les inhibiteurs de la calcineurine (tacrolimus, ciclosporine) sont des immunosuppresseurs locaux ou généraux qui inhibent la phase initiale d’activation des lymphocytes CD4+ (via une inhibition de la sécrétion d’interleukine 2), qui est un élément clé de la pathogenèse du psoriasis. La synthèse d’autres interleukines peut également être déprimée.Les rétinoïdes (l’acitrétine est un rétinoïde de synthèse) jouent un rôle important dans le contrôle et la croissance épithéliale.Le méthotrexate est un analogue structural de l’acide folique, inhibant ainsi la biosynthèse des folates, à l’origine de ses actions immunomodulatrice et anti-inflammatoire.L’aprémilast est un inhibiteur de la phosphodiestérase de type 4 (PDE4) diminuant la réponse inflammatoire par la modulation de l'expression du TNF-alpha, de l'IL-23, de l'IL-17 et d'autres cytokines inflammatoires.S’agissant des biothérapies, les anti-TNF alpha (adalimumab, étanercept et infliximab) s’opposent à ce puissant inducteur de la réponse inflammatoire, tandis que des anticorps monoclonaux ciblent l’interleukine 23 (Nouveaux : guselkumab-Tremfya, risankizumab - Skyrizi) et les interleukines (IL-12 et IL-23 : ustékinumab ; IL-17 : brodalumab, sécukinumab et ixékizumab). Signalons le dupilumab, premier anticorps monoclonal ciblant à la fois les interleukines 4 et 13, deux cytokines majeures impliquées dans la dermatite atopique.


Source : lequotidiendupharmacien.fr