Les produits-conseils

Publié le 15/05/2020

Crédit photo : Caroline Victor-Ullern

Quelques cicatrisants en détail :

L’acide hyaluronique est un mucopolysaccharide, constituant principal de la matrice extra-cellulaire. C’est une molécule clé dans le processus de cicatrisation. Il possède un fort pouvoir hygroscopique. À l’apparition d’une plaie, il est hydrolysé afin de moduler les phénomènes inflammatoires et angiogéniques de la cicatrisation, puis de remodeler le tissu. Il favorise également la migration des molécules et des cellules nécessaires à la cicatrisation.

Les hydrogels sont des gels qui contiennent une proportion importante d’eau et sont destinés à assurer l’humidification des plaies : Osmosoft brûlures…

Les hydrocolloïdes absorbent l’excès de liquide et permettent d’avoir un taux d’humidité optimal pour accélérer la cicatrisation. On le retrouve dans Flamigel, associé à de l’arginine (acide aminé participant à la cicatrisation).

Le miel était déjà il y a plusieurs milliers d’années utilisé dans les plaies. Il retrouve aujourd’hui une place dans la cicatrisation des plaies en raison de ses diverses propriétés. Le miel agirait à̀ tous les niveaux de la cicatrisation : détersion, bourgeonnement et épithélialisation. Grâce à son osmolarité élevée, il draine les exsudats à partir des tissus sous-jacents. Il crée un environnement humide et un pH acide optimal pour la cicatrisation. Son osmolarité lui confère une action antibactérienne, la libération de peroxyde d’hydrogène lui permet de stimuler l’activité des fibroblastes.

Le miel utilisé vient de plusieurs fleurs : thym, romarin, lavande, sarrasin…

Parmi les produits à base de miel : le gel cicatrisant Melectis, le baume ou les pansements Revamil… qu’on trouve sous forme de gel, de tulles ou de pansements.

En homéopathie, on citera le calendula cicatrisant qu’on retrouve dans différentes spécialités.

Les tulles et pansements spécifiques :

Indiqués dans les petites plaies du quotidien, les compresses ou pansements hydrocolloïdes sont des pansements constitués de polymères absorbants, dont les propriétés sont liées à la présence de carboxyméthylcellulose. En maintenant un milieu humide, ils évitent la formation d’une croûte et favorisent la cicatrisation : Urgo pansements cicatrisation rapide… Ialuset Care est un pansement intégrant une compresse à base de silicone, carboxyméthylcellulose, acide hyaluronique.

Il existe également des sprays qui permettent de former un film invisible qui maintient un milieu propice à la cicatrisation, ces sprays sont notamment utiles sur les articulations sur lesquelles un pansement est difficile à poser : coudes, genoux, doigts : Urgo filmogel, Nexcare protector spray…

En cas de brûlure, un tulle lipidocolloïde, associant un hydrocolloïde et de la vaseline, permet de ne pas adhérer à la brûlure : Urgo brûlures-blessures superficielles.

Rappel de la classification générale des pansements :

Dans les plaies plus importantes et prises en charge médicalement, le pharmacien d’officine a aussi un rôle d’explication et d’accompagnement lors de la délivrance. Le but de ces pansements est de favoriser la cicatrisation naturelle en maintenant un milieu humide et en drainant les exsudats, de permettre les échanges gazeux, d’apporter une isolation thermique et mécanique, et d’assurer une barrière bactériologique. Le choix du pansement par le prescripteur dépend de la phase de la plaie, de l’importance des exsudats, de l’état de la peau autour de la plaie, et des états pathologiques (odeur, douleur, infection…). Voici un petit rappel des différents pansements : si la plaie est exsudative, les pansements absorbants sont, du plus absorbant au moins absorbant, les hydrofibres, les alginates, les hydrocellulaires, les hydrocolloïdes. Si la plaie est sèche, les hydrogels sont souvent le premier choix.

Lorsque la plaie est propre, au stade de bourgeonnement, les hydro cellulaires ou les hydrocolloïdes permettent d’entretenir un milieu adéquat.

Puis en phase d’épidermisation, l’objectif est de protéger avec des tulles et des interfaces.

Les pansements au charbon actif sont utilisés en cas de mauvaise odeur, les pansements à l’argent sont utilisés à visée antibactérienne.


Source : lequotidiendupharmacien.fr