Une cinquantaine de lots de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal sont rappelés par Nestlé France, en raison d’un risque de contamination bactérienne. Ce rappel préventif fait suite à une enquête sur un ingrédient provenant d’un fournisseur. Selon le groupe, aucun cas d’intoxication n’a été enregistré jusqu’à présent.
Dans le prolongement du rappel intervenu le 11 décembre concernant le lait 1er âge Guigoz Optipro Relais, Nestlé France procède à un « rappel préventif » élargi d’une quinzaine de références de laits Guigoz et Nidal. De nouvelles investigations ont identifié « des traces de céréulide », une substance d'origine bactérienne issue du micro-organisme Bacillus cereus, « susceptible de provoquer des troubles digestifs (diarrhées et vomissements) ». Il s’agit d’un rappel volontaire et préventif. « Aucun cas de maladie en lien avec les produits concernés n'a été confirmé jusqu'à présent », a indiqué le groupe à l’AFP.
Le rappel concerne dix produits de marques Guigoz et Nidal et une cinquantaine de lots (voir la liste en cliquant ici). « Tous les autres produits Guigoz et Nidal, qui ne sont pas concernés par ce rappel, peuvent être consommés en toute sécurité », rassure le groupe. Les boîtes rappelées ne doivent pas être consommées ni rapportées en officine. Nestlé conseille aux consommateurs de prendre en photo « la face avant du produit et le code lot sous la boîte, bien lisible » et de les envoyer au Service Consommateur dédié pour obtenir un bon d’achat.
En cas de doute ou de consommation des boîtes concernées, le groupe conseille de surveiller les symptômes chez le nourrisson, tels que des diarrhées et des vomissements. « Dans la plupart des cas, ces symptômes apparaissent rapidement (30 minutes à 6 heures) après l’exposition, avec une récupération rapide. Les bébés se déshydratant rapidement, tout vomissement répété après consommation des lots concernés doit conduire à une évaluation médicale rapide, que la céréulide soit en cause ou non. En l’absence de symptômes, il n’y a pas lieu de s’inquiéter d’un impact à long terme sur la santé. »
La contamination provient d’un ingrédient fourni par un partenaire, une huile riche en acide arachidonique (ARA). Dans un souci d’information, Nestlé France explique avoir procédé à une analyse de toutes les huiles riches en acide arachidonique et mélanges d'huiles correspondants utilisés dans la production des produits de nutrition infantile potentiellement affectés. « Bien que la quantité détectée soit très faible, nous avons décidé de procéder à un rappel volontaire et préventif », dans plusieurs pays d’Europe, indique le groupe. En décembre, l’ONG Foodwatch avait reproché à Nestlé France de ne pas communiquer clairement sur les causes de la contamination.
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