Sondage FSPF : les pharmaciens fidèles au poste en dépit des difficultés économiques

Par
Marie Bonte -
Publié le 09/04/2020
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Crédit photo : Phanie

Si les pharmaciens sont durement touchés par les effets de la crise sanitaire, tous ont à cœur de maintenir la continuité des soins, dans l’intérêt de la population, selon un sondage de la FSPF. La nécessité d’obtenir des compensations financières ne s’en fait pas moins ressentir.

Deux semaines de confinement venaient à peine de passer que déjà huit titulaires sur dix observaient une baisse de leur activité, selon un sondage réalisé par la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF)*. En moyenne, la chute du chiffre d’affaires est évaluée à 25 %. Cependant, moins de la moitié des officinaux ont réduit leur amplitude horaire. Et, quand ils le font, c’est pour avancer d’une demi-heure ou d’une heure la fermeture du soir. Car la priorité de ces titulaires est la continuité des soins et la présence auprès de la population. Ainsi, quasiment aucune pharmacie ne déclare de droit de retrait, et la majorité n’a pas reçu d’arrêt de travail de leurs salariés. Dans plus de la moitié des cas, les arrêts maladie déclarés concernaient des collaborateurs contaminés, dans 43 % la protection de personnes fragiles et dans 38 % la garde d’enfants.

Les difficultés financières ne manqueront pas de s’amonceler tant que durera le confinement. Pour autant, seulement 43,4 % des pharmaciens envisagent de recourir à l’activité partielle, « compte tenu de l’imprécision des critères d’éligibilité », précise la FSPF. Le syndicat indique que, si la baisse d’activité se confirme sur les mois d’avril et de mai, « de nombreux confrères auront des difficultés pour payer leurs charges et assurer leurs missions dans le cadre de cette crise sanitaire ». La FSPF sera attentive à ce que la compensation promise par le gouvernement à l’intention des professionnels de santé libéraux soit la plus élevée possible. De même, elle rappelle qu’elle a fait la demande auprès de l’assurance-maladie « d’une « ROSP covid-19 » pour indemniser les tâches supplémentaires réalisées par les pharmacies d’officine et leurs équipes pendant la crise ».

* Sondage lancé le 31 mars 2020. 4 880 réponses.


Source : lequotidiendupharmacien.fr