Lancés depuis déjà plusieurs semaines, les travaux menés par l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) doivent définir les orientations à prendre pour faire évoluer le modèle de rémunération des officinaux, dont une réforme apparaît aujourd’hui indispensable. Les représentants de la profession espèrent en connaître les conclusions le mois prochain.
Le 9 janvier, les syndicats représentatifs de la profession ont pu échanger avec les inspecteurs des missions IGF et IGAS, qui mènent actuellement une enquête de fond sur le modèle de rémunération des pharmaciens d’officine. Les travaux « avancent bien », rapporte Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). En l’état, les travaux en cours corroborent au moins en partie la position de la FSPF et de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) sur la situation économique du réseau et notamment sur l’impact qu’aurait eu une baisse du plafond de remise des génériques, mesure finalement repoussée par la dernière loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. « Les inspecteurs de l’IGF et de l’IGAS constatent eux aussi que la situation économique de l’officine s’est dégradée depuis la fin de la période Covid. Il y a donc des mesures structurantes à prendre sur la rémunération », expose le président de la FSPF. « Les inspecteurs ont fait une étude sur les groupements, ils essaient d’établir la répartition de la valeur entre les différents acteurs de la chaîne du médicament et ils nous ont aussi clairement dit que l’essentiel de leurs préconisations concernerait la transparence autour des conditions commerciales pour tout ce qui est financé par l’assurance-maladie », liste Philippe Besset. D’autres recommandations de l’IGAS et de l’IGF sont enfin attendues sur la défense du maillage territorial et plus particulièrement sur les pharmacies installées dans des zones rurales ou dans des quartiers prioritaires de la ville.
Le rapport définitif doit être rendu à la fin du mois de janvier au ministère de la Santé et à celui de l’Économie. Après avoir pris connaissance du document, l’exécutif décidera de la suite à donner. « Nous espérons que la ministre de la Santé nous communiquera le rapport dès qu’elle l’aura en main pour que l’on puisse se positionner », indique Philippe Besset. Les syndicats comptent bien s’appuyer sur les conclusions de ces missions pour demander une amélioration de la rémunération des pharmaciens. « Ce rapport est très attendu. C’est sur cette base que nous allons construire. Après l’analyse du texte, en février, un dialogue doit suivre avec le gouvernement sur les priorités à avoir. En mars, nous allons définir des propositions et, dans les semaines qui suivront, nous espérons avoir une lettre de cadrage de la ministre afin d’ouvrir une négociation conventionnelle le plus tôt possible avec l’assurance-maladie », résume Philippe Besset.
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