Un dispositif de veille et de riposte aux désinformations en santé diffusées sur les réseaux sociaux et dans les médias, devrait voir le jour à partir de la fin du mois de janvier. Étape la plus concrète de la stratégie nationale de lutte contre la désinformation lancée le 12 janvier par la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Constitution d’un Observatoire de la désinformation en santé, mise en place d’un comité citoyen, éducation à l’esprit critique… La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a lancé le lundi 12 janvier un plan de lutte contre la désinformation en santé, qui sera développé par étapes dans les mois qui viennent. S’appuyant sur le rapport des experts Mathieu Molimard, professeur de pharmacologie clinique, Dominique Costagliola, épidémiologiste, et Hervé Maisonneuve, médecin en santé publique, la ministre propose notamment la mise en place d‘un dispositif d’infovigilance reposant sur une veille collective.
Alors que les experts ont proposé de créer un InfoScore Santé – semblable au NutriScore – pour évaluer la qualité des sources d’information en santé, cette recommandation n’a pas été retenue à ce stade. « Donner une note à une information ou une source d’information soulève des questions passionnantes, mais pas encore tranchées », a expliqué la ministre de la Santé. Le dispositif d’infovigilance, en revanche, devrait voir le jour dès la fin janvier. Son objectif : riposter aux fausses informations en temps réel. « Lorsqu’on ne donne pas la bonne information sur les réseaux sociaux, on laisse la place aux désinformateurs », explique Mathieu Molimard. « Or, tout le monde aujourd’hui est potentiellement un désinformateur ».
De quoi s’agit-il ? Le dispositif d’infovigilance vise à « mobiliser une communauté d’alliés, qui peut aller des experts scientifiques aux influenceurs, en passant par les sociétés savantes, les instituts de recherche et les ARS » pour intervenir rapidement en trois étapes.
Dans un premier temps, une veille sur les réseaux sociaux et les médias permet de détecter les fausses informations et d’évaluer leur potentiel de crédibilité, de viralité et « de risque pour la santé publique ».
Dans un deuxième temps, le Service public d’information en santé identifie le type de réponse à apporter « à l’aide d’une matrice de critères », et sollicite les experts du réseau afin « d’apporter rapidement une réponse vérifiée scientifiquement ».
Enfin, troisième étape : la riposte est diffusée via les réseaux sociaux et publiée sur le site Santé.fr Décryptage, déjà existant. Dans des vidéos courtes aux formats TikTok et YouTube Shorts, un expert face caméra répond aux questions telles que « la vaccination HPV rend-elle infertile ? » D’autres sujets concernant la vaccination grippe, les compléments alimentaires, les gestes barrières… sont prévus, « ainsi que des sujets didactiques visant à favoriser l’éducation à l’esprit critique et comprendre comment les algorithmes aident à la propagation de fake news », souligne le document de présentation du plan de lutte. Les premiers contenus devraient être diffusés en février.
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