En hausse de 4,75 %, l’activité officinale affiche en 2025 une dynamique essentiellement portée par le médicament remboursable, mais aussi par la vaccination, la campagne de vaccination antigrippale étant la meilleure jamais enregistrée depuis l’épidémie de Covid.
Le réseau officinal clôture l’année 2025 à 48,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 2,2 milliards de plus que l’année précédente et 35 % de plus qu’en 2020. Comme l’analyse Gers Data dans sa rétrospective de l’année dernière, cette dynamique est portée pour 56 % par le médicament remboursable, lui-même en croissance de 6,6 %. Une fois encore, la baisse des prix a pu être compensée par les segments du médicament onéreux et de la vaccination, chacun apportant 600 millions d’euros supplémentaires.
Le champion toute catégorie parmi les vaccins est Shingrix, qui apparaît pour la première fois au Top 10 des produits les plus délivrés, un palmarès où figurent Vyndaqel, Eliquis, Eylea, Dupixent, Kaftrio, Xtandi, Forxiga, Tagrisso et Ozempic. La vaccination contre la grippe enregistre elle aussi un très bon score, dépassant de 20 % le niveau de 2019. « 80 jours après le début de la campagne, 12,3 millions de doses ont été écoulées, dont 69 % ont été administrées en officine », constate David Syr, directeur général de Gers Data. Toujours selon les statistiques de Gers Data, 62 % des patients cibles ont été vaccinés. Cependant, certaines disparités régionales apparaissent. De même, si 96 % des pharmacies proposent la vaccination, la moitié d’entre elles effectuent moins de 40 actes par an, la moyenne se situant à 73.
Autres contributeurs de la croissance de l’activité officinale, les médicaments chers (prix supérieur à 468,97 euros) sont en croissance de 12 % et composent 42 % du chiffre d’affaires bien qu’ils ne représentent que 0,5 % du volume des médicaments remboursables délivrés en pharmacie. Les produits dont le prix excède 1 930 euros voient leurs ventes en valeur augmenter de 10,2 % pour constituer 24 % du chiffre d’affaires, mais ils ne représentent que 0,09 % du volume. « Des trajectoires qui rendent la lecture des chiffres de plus en plus complexe, observe David Syr, et qui rendent la répartition de la marge de plus en plus inégale, en fonction de la typologie de la pharmacie et de sa localisation. »
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