Sept mois plus tard, le sort de notre confrère de Beauville, André Gardère, n’a guère évolué. Pire, les mauvaises nouvelles continuent de s’accumuler : départ de la préfète qui l’avait reçu, confirmation des départs imminents des derniers généralistes du secteur, travaux d’adduction d’eau gênant l’accès à son officine…
Néanmoins quelques éléments ont bougé. Convié à la visite de Joël Giraud, secrétaire d’État à la Ruralité, venu en février à Beauville, André Gardère a pu lui exposer sa situation et son désir de voir les jeunes médecins contraints d’exercer au moins quelques années dans les déserts médicaux. Cette visite semble aussi avoir entériné un projet de création d’une maison d’accueil spécialisé sur la commune. Cela ne fera pas venir les prescripteurs… Mais sur ce point, des espoirs semblent se dessiner du côté de la CPTS en création : « il serait peut-être possible d’organiser des vacations de généralistes sur la commune », indique André Gardère.
Dans ce contexte, il multiplie les activités : livraisons, tests de dépistages, vaccinations tous azimuts, y compris des habitants anglais qui viennent de loin pour sa pratique de la langue de Shakespeare… « Dimanche, j’ai livré jusqu’à 22 heures, explique-t-il. Je tiens bon, au prix d’un travail énorme. Pour survivre. » Cet investissement constant, le soutien de sa préparatrice et de son épouse infirmière, lui ont permis en 2020 de maintenir son chiffre d’affaires.
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