« C’est la cata », se désole Virginie Vandenbossche, préparatrice à la Pharmacie de Charonne, située au cœur du 11e arrondissement de Paris. Les reports et délais successifs accordés aux professionnels de santé pour se mettre à jour n'ont rien résolu. Tandis que quelques officines ne rencontrent pas de difficulté, la situation est plus rugueuse pour la majorité.
Le choc de simplification viendra-t-il à bout des disparités ?
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Les débuts de l’obligation de prescription du tramadol et des produits codéinés par ordonnance sécurisée numérique sont laborieux. Si quelques pharmacies ne rencontrent pas de problème, la majorité des officines interrogées rapportent des obstacles liés au manque d’information des prescripteurs. Certains se reportent même sur la lamaline, pour échapper au dispositif. La situation occasionne des tensions, aussi bien de la part des patients, qu’entre médecins et pharmaciens. La profession attend un choc de simplification.
Début avril, près de la moitié des ordonnances n’étant pas encore sécurisées, les pharmaciens étaient obligés de renvoyer les patients vers leur médecin ou de le contacter eux-mêmes
Crédit photo : BURGER/PHANIE
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