AU FIL des réponses, l’enquête de l’ANEPF permet de dresser un portrait robot du futur diplômé en pharmacie. « On note une certaine diversité des origines sociales des étudiants en pharmacie qui, pour un peu moins de 60 %, ne sont pas des enfants de cadre ou de profession libérale », indique ainsi l’enquête qui montre aussi que 66 % des futurs pharmaciens sont des femmes. « Cette répartition dans les études est conforme à la répartition réelle dans la profession », souligne l’association. Parmi les répondants, 34 % envisagent d’épouser la carrière officinale, tandis que 30 % opteront pour l’industrie et 33 % tenteront l’internat. La pharmacie, un choix par défaut ? Pour 33 %, c’est en effet le cas.
Même s’ils semblent finalement apprécier les enseignements dispensés, 16 % avouent sécher les cours car ils ont un job rémunéré en parallèle. En fait, plus la moitié possède une activité salariée en dehors du cursus universitaire, entre 1 et 15 heures pour la très grande majorité. « En moyenne, les étudiants en pharmacie salariés travaillent 18 heures par semaine, toutes périodes de l’année confondues, fait remarquer l’ANEPF. À titre comparatif, la moyenne nationale pour un étudiant inscrit à l’université, toutes filières confondues, est de 9 heures hebdomadaires. »
Cette activité salariée est-elle considérée comme complémentaire de leur formation ? Pour la plupart oui (61,1 %). Et en grande majorité, les futurs diplômés exercent dans une officine. Cela représente un besoin, 82 % des étudiants considérant ne pas avoir acquis assez de pratique pendant leurs études. « L’activité officinale permet, d’une part d’acquérir et de développer une expérience professionnelle, et, d’autre part, de mettre en application les enseignements dispensés à la faculté, relève l’ANEPF. Elle présente une vraie plus-value pédagogique et professionnelle pour un étudiant en pharmacie, mais ne doit idéalement pas le handicaper dans l’avancée de son cursus. »
’est aussi une façon de gagner sa vie : 38 % estiment que cette activité rémunérée améliore leur niveau de vie, et, pour 26,8 %, elle permet d’assurer leur indépendance économique vis-à-vis de leur famille. À noter que 8,9 % considèrent leur activité rémunérée comme une contrainte indispensable pour vivre décemment. Selon l’enquête de l’ANEPF, 60 % des étudiants gagnent moins de 300 euros par mois, et 14 % plus de 600 euros. « Les données de cette enquête permettent aujourd’hui d’avoir un aperçu global des conditions de vie des étudiants en pharmacie de France, conclut l’association estudiantine. Il persiste aujourd’hui des inégalités réelles chez les étudiants en pharmacie et ce sur chacun des aspects qui ont été ici étudiés. En effet, l’obligation de se salarier, le manque d’accès aux soins, aux logements sociaux, la hausse des prix des loyers et des transports sont autant de critères entrant en compte dans la vie des étudiants. »
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