Le comité technique et le Conseil stratégique de l’innovation en santé ont donné un avis favorable à la généralisation d’OSyS sur tout le territoire. Ils recommandent non seulement de conserver le rappel téléphonique des patients après l’intervention du pharmacien dans le cadre d’OSyS, mais de le généraliser aux situations cliniques de triage à l’officine déjà entrées dans le droit commun, soit l’angine et la cystite.
Le comité technique et le Conseil stratégique de l’innovation en santé ont donné « un avis favorable à l’entrée d’OSyS (Orientation dans le système de soins) dans le droit commun ». Mais pas seulement. Dans cet avis, que le ministère de la Santé a rendu public aujourd’hui, bien qu’il date du 24 décembre – jour de la publication au « Journal officiel » de la généralisation d’OSyS – , les deux instances recommandent de conserver un élément du dispositif OSyS et de le généraliser aux TROD angine et TROD cystite pris en charge à l’officine : le rappel téléphonique du patient par le pharmacien dans les trois jours après son intervention. Elles estiment en effet qu’il faut « reconsidérer la non-conservation du rappel téléphonique du patient dans ces situations de triage », disposition qui avait été écartée lors de la généralisation des TROD angine et des TROD cystite.
Le suivi du patient fait partie intégrante du protocole expérimenté lors de 8 775 triages réalisés à la date du 31 décembre 2024 dans le cadre d’OSyS. Que ce soit pour les plaies simples, les piqûres de tiques, les conjonctivites et les brûlures de premier degré, les arbres décisionnels sur lesquels le pharmacien s’appuie pour le prendre en charge au comptoir, le renvoyer vers un médecin du territoire ou vers les urgences, comprennent une dernière action : le rappel téléphonique du patient dans les jours qui suivent pour vérifier la bonne adaptation du conseil et l’amélioration de la situation du patient.
Les délais de rappel varient d’un jour pour la pollakiurie ou les plaies simples à sept jours pour les brûlures. Dans le cas des piqûres de tiques, deux appels sont prévus : l’un à 3 jours, l’autre à 30 jours. La rémunération du triage est conditionnée à la réalisation du rappel. Le rapport final d’évaluation de l’expérimentation précise que « les pharmacies interrogées indiquent que lorsque le patient n’allait pas mieux même après avoir suivi leurs recommandations, il était systématiquement orienté vers le médecin traitant ou les urgences, conformément aux arbres décisionnels. »
Selon le rapport, 76,1 % des patients ont pu être rappelés dans les jours suivant le triage, 21,4 % n’ont pas pu être joints et 2,5 % s’étaient opposés au rappel de suivi. À l’exception des piqûres de tiques, le rappel a eu lieu en moyenne 2,1 jours après le triage. Pour la piqûre de tique, le deuxième rappel a eu lieu en moyenne 34 jours suivant le triage.
« Ces rappels sont très appréciés par les patients car cela leur a donné l’impression d’être véritablement suivis », souligne le rapport d’évaluation. « Si les patients ne répondent pas toujours au téléphone, la majorité rappelle ou se présente à la pharmacie spontanément ». Ces appels sont également « perçus comme rassurants par les professionnels interrogés ». La Haute Autorité de santé, qui doit désormais valider les arbres décisionnels, insiste également, dans son avis favorable, sur « l’importance de ce rappel téléphonique ».
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