Chez le médecin

Publié le 05/10/2021

Le diagnostic, aussi précoce que possible, est suspecté devant certains signes cliniques : asthénie, douleurs vertébrales nocturnes, douleurs affectant une fesse ou les deux, douleurs au lever dans un talon ou dans les deux (avec sédation lors de la marche), gonflements articulaires des doigts et des orteils.L'imagerie fait appel aux radiographies standards du rachis dorsal et des articulations sacro-iliaques, au scanner sacro-iliaque, à l'IRM du rachis et des sacro-iliaques lorsque cet examen est disponible, et à l'échographie des enthèses.L'évolutivité de la maladie (intensité de la fatigue, des douleurs rachidiennes, de l'atteinte articulaire périphérique, des douleurs enthésiopathiques des zones sensibles à la pression, intensité et durée du dérouillage matinal) est appréciée par l'évolution des signes cliniques (nombre d'articulations douloureuses, nombre d'articulations gonflées) ou encore par le score composite BASDAI (Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index), sur une échelle visuelle analogique. Le syndrome inflammatoire est évalué par le dosage de la protéine C-réactive (CRP). L’ASDAS (Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index) intègre en les pondérant des éléments du score BASDAI et le taux de CRP. La fréquence du suivi clinique est décidée au cas par cas, en fonction de la sévérité des symptômes et de la nature du traitement médicamenteux.Les objectifs de la prise en charge sont d’obtenir une diminution de la douleur et de la raideur, de prévenir et de limiter l'ankylose, de maintenir des capacités fonctionnelles suffisantes et enfin de détecter et de traiter les complications. Les atteintes de la hanche, les atteintes cervicales hautes avec compression et la cyphose dorsale, rapidement invalidantes, relèvent d'un suivi spécialisé.


Source : lequotidiendupharmacien.fr