Chez le médecin

Publié le 19/05/2020

Un interrogatoire soigneux doit rechercher les circonstances d’apparition des symptômes ainsi que leur ancienneté et les antécédents. Surviennent-ils par crises ? Sont-ils saisonniers ?Une enquête allergologique est indiquée en cas de symptômes respiratoires persistants, récidivants, nécessitant un traitement continu, ou associés à des manifestations extra-respiratoires compatibles avec une origine allergique. Les prick tests sont alors recommandés en première intention. Une radiographie du thorax permet en cas de normalité d’éliminer une grande partie des pathologies mimant l’asthme.Le bilan biologique doit comprendre un hémogramme, à la recherche prioritairement d’une éventuelle anémie.Les examens fonctionnels respiratoires sont très utiles. La mesure la plus communément utilisée est la spirométrie, qui fournit une courbe débit-volume. Simple et de réalisation rapide, elle est faisable au cabinet du médecin généraliste. Elle permet d’apprécier les volumes pulmonaires mobilisables, notamment le VEMS (volume expiratoire maximal à la première seconde), ainsi que les débits expiratoires forcés pour mettre en évidence un trouble ventilatoire obstructif. D’autres sont du domaine du spécialiste, comme la pléthysmographie et les techniques de dilution gazeuse (hélium), qui mesurent les volumes non mobilisables (en pratique le volume résiduel : ce qui reste dans les poumons après une expiration maximale) et l’étude des gaz du sang artériel qui apprécie le retentissement d’une pathologie sur l’hématose. 


Source : lequotidiendupharmacien.fr