Raphaël Gigliotti, co-président du Syndicat général des pharmaciens des Alpes-Maritimes (FSPF), demande que les tests de dépistage de la grippe soient pris en charge par l’assurance-maladie.
Pour enrayer l’épidémie de grippe, les tests de dépistage contre la grippe réalisés par les professionnels de santé doivent être remboursés. C’est la position défendue par Raphaël Gigliotti, co-président du Syndicat général des pharmaciens des Alpes-Maritimes (FSPF). « La crise sanitaire du Covid nous a enseigné que lutter contre un virus nécessitait des moyens de prévention, en plus de la vaccination. Pour la grippe, la couverture vaccinale de cette année dépasse celle des années précédentes, et pourtant le résultat n’est pas au rendez-vous. On voit dans certaines régions – dont la mienne – les services d’urgence saturer, argumente-t-il. Nous devons travailler à isoler les cas de grippe, ce qui demande de les identifier et donc de tester. Les patients ont largement recours aux autotests bon marché, mais ceux-ci sont moins efficaces qu’un dépistage effectué par un professionnel de santé. Aussi bien concernant la qualité du résultat, que le suivi du patient qui se découvre atteint de la grippe. »
Les patients recourent préférentiellement à un autotest moins cher, explique le titulaire niçois, plutôt qu’à un dépistage réalisé par un pharmacien, non remboursé.
« Lorsqu’un patient vient se faire dépister à la pharmacie, c’est souvent pour un petit rhume ou un mal de tête, qui sont aussi des symptômes de la grippe, poursuit le titulaire. La grippe, ce n’est pas toujours être cloué au lit avec 40 °C de fièvre. » Dépister le patient est donc l’occasion de lui expliquer la marche à suivre pour s’isoler, pour respecter les gestes barrières ou pour lui proposer des traitements visant à limiter le nombre de jours de maladie. « Rembourser les TROD grippe serait une mesure de prévention efficace, mais les autorités sanitaires y sont réfractaires pour des questions de coût », regrette Raphaël Gigliotti, qui estime que le calcul n’est pas bon. « Combien d’hospitalisations ou d’arrêts maladie en moins, tous deux très coûteux pour l’assurance-maladie, découleraient de la prise en charge du dépistage de la grippe à l’officine ? », interroge-t-il.
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