Plusieurs centaines de milliers de faux passes vaccinaux vont être désactivés par l'assurance-maladie dans les prochaines semaines. Les faux certificats avaient été établis après l'exploitation frauduleuse de numéros de carte professionnelle de médecins.
En septembre dernier, l'assurance-maladie évaluait à 36 000 le nombre des personnes détenant un faux passe, mais aujourd'hui c'est 300 000 faux sésames qu'elle s'apprête à annuler, révèlent le « Figaro ». Pour y parvenir, l'assurance-maladie a d'abord identifié dans ses fichiers des prescripteurs qui avaient supposément vacciné plusieurs dizaines de milliers de personnes… mais qui nient avoir injecté la moindre dose de vaccin. Des réseaux organisés usurpent en réalité l'identité professionnelle de ces médecins (numéro de carte professionnelle de santé) et alimentent ainsi le commerce de faux passes vaccinaux. Techniquement, la CNAM procédera en deux temps, en annulant d'abord les cycles de vaccination de ces 300 000 faux vaccinés, puis en révoquant leurs faux passes. Lorsque les détenteurs de vrais faux passes se présenteront à l'entrée d'un restaurant ou d'un bar, leur QR code sera alors invalide. La procédure de désactivation concernera cette semaine 30 000 documents frauduleux, puis de plus en plus dans celles qui suivront jusqu’à atteindre les 300 000 déjà identifiés.
À savoir, utiliser un passe frauduleux expose à 45 000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement, sauf dans le cas où le contrevenant accepte de se faire vacciner dans les 30 jours. Pour les auteurs de contrefaçons, la peine maximale prévue s’élève à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.
Une idée de l’assurance-maladie
Médicaments, pansements : quelle est cette expérimentation contre le gaspillage ?
Négociations salariales
Révision de la grille des salaires : ce qui va changer
Cas de comptoir
« Tant qu’il y aura... » Giphar !
Expansion
Pharmabest s’implante en Espagne