Des présentations diverses

Publié le 07/07/2020

On appelle « épilepsie » une situation clinique résultant d’une activité hypersynchrone, paroxystique et excessive de groupes de neurones des régions corticales et/ou sous-corticales, des noyaux gris centraux ou du thalamus et s’accompagnant de « crises » épileptiques dont la récurrence définit la maladie épileptique. Ces crises, résultant d’une rupture de l’équilibre entre les processus inhibiteurs et excitateurs contrôlant l’activité neuronale, se traduisent par des troubles de la conscience et/ou par des troubles moteurs. L’incidence de l’épilepsie varie entre 17 et 136/100 000 habitants/an : ainsi, 0,4 à 0,5 million de personnes sont touchées par la maladie en France. Elle constitue la première des causes non traumatiques de handicap sévère acquis chez le sujet jeune.On distingue des épilepsies idiopathiques (primaires, fonctionnelles), indépendantes de toute lésion cérébrale, liées à une susceptibilité génétique connue ou supposée et des épilepsies symptomatiques (secondaires, lésionnelles) résultant de lésions cérébrales, d’anomalies métaboliques ou biologiques, évolutives ou non, et pouvant avoir un mode de déclenchement spécifique (stress, jeu vidéo, prise de toxiques, etc.).Par ailleurs, on distingue également :- L’épilepsie généralisée, embrasant des aires neuronales étendues des deux hémisphères, qui induit des modifications de la conscience (« absences ») et peut y associer des phénomènes moteurs : les crises sont toniques (augmentation du tonus musculaire avec spasmes), cloniques (spasmes rythmiques), tonicocloniques (jadis le « Grand mal », les plus fréquentes) ou atoniques.- L’épilepsie focale ou partielle, naissant dans une zone limitée d’un hémisphère cérébral, qui peut associer des symptômes cliniques moteurs, une altération de la conscience et/ou sensorielle (crises « complexes ») : il arrive qu’elle se généralise secondairement.Le mal épileptique se caractérise par une crise d’épilepsie persistant suffisamment longtemps ou se répétant à des intervalles suffisamment brefs pour engager parfois le pronostic vital et fonctionnel.


Source : lequotidiendupharmacien.fr