Dans quelles situations cliniques ?

Publié le 03/12/2021

Les dysménorrhées correspondent à des douleurs pelviennes qui accompagnent les règles.
On distingue les dysménorrhées primaires ou essentielles qui surviennent dès les premiers cycles, et les dysménorrhées secondaires apparaissant après plusieurs années de cycles indolores, qui nécessitent la recherche d’une étiologie organique.
Leurs origines sont diverses : augmentation du taux de prostaglandines et/ou de vasopressine entraînant des anomalies de la contraction utérine ; une insuffisance lutéale ; des troubles vasomoteurs ; des anomalies congénitales ; des dystrophies ovariennes ; ou encore des troubles psychoaffectifs.L’endométriose représentant une cause importante de dysménorrhée souvent sévère relevant d’une autre cause.
Leur traitement de première intention comprend essentiellement le paracétamol, les AINS et les antispasmodiques, type phloroglucinol.
En 2e ligne sont utilisés des progestatifs, l’objectif étant d’améliorer l’équilibre estroprogestatif en seconde partie de cycle sans bloquer l’ovulation en administrant du 16e au 25e jour du cycle. En première intention, progestérone micronisée ou dydrogestérone ou un autre (nomégestrol, chlormadinone, médrogestone) en cas d’échec. Une autre approche réside dans l’administration d’un contraceptif oral estroprogestatif minidosé monophasique de 2e génération.L’endométriose est la cause la plus fréquente de dysménorrhée secondaire.
Sa prise en charge mobilise les mêmes produits qu’en ce qui concerne les dysménorrhées d’autres origines, auxquels s’ajoutent les analogues de la GnRH qui sont prescrits pour une durée maximale d’un an.
Le danazol-Danatrol, antérieurement considéré comme médicament de référence, est maintenant délaissé en raison de ses importants effets indésirables.


Source : lequotidiendupharmacien.fr