Quelques règles de conduite

Publié le 02/04/2021

- Réduire le nombre de médicaments : éviter les médicaments non indispensables, et les associations ; mettre en garde contre l’automédication.
- Privilégier, dans toute la mesure du possible, des posologies faibles.
- Tenir compte d’une éventuelle susceptibilité du nouveau-né au médicament : prématurité (les données publiées concernent le plus souvent le nouveau-né à terme), un déficit en vitamine K, les éventuelles anomalies génétiques (déficit en G6PD…), les interactions avec des médicaments pris par le nourrisson lui-même.
- Choisir l’alternative présentant le moins de risques potentiels. Cela peut se traduire par des médicaments présentant les profils suivants :
- Médicaments passant moins dans le lait
- Principe actif non transformé en métabolites actifs
D’autre part, on considère que pour utiliser un médicament « à risque », le bénéfice du traitement pour la mère doit être largement supérieur au risque pour l’enfant, compte tenu du bénéfice de l’allaitement.
Dans tous les cas, il convient d’informer la mère et de renforcer la surveillance du bébé.
En l’absence d’alternative, il ne reste plus qu’à envisager d’interrompre l’allaitement, ou de différer le traitement, si possible.
Parmi les médicaments utilisables chez la mère allaitante (selon les données actuellement disponibles), citons le paracétamol, l’ibuprofène, le tramadol (traitement court et à faible dose), l’héparine, l’insuline, la lévothyroxine, l’amoxicilline (et son association avec l’acide clavulanique), la prednisone/prednisolone, les mucilages (laxatifs), le lopéramide, la paroxétine, la sertraline, l’oxazépam… 


Source : lequotidiendupharmacien.fr