Les schémas d’insulinothérapie sont très variables et doivent être adaptés à chaque patient en s’aidant de l’autosurveillance glycémique.Les insulines rapides/ultrarapides peuvent être également utilisées en perfusion sous-cutanée continue.Diabète de type 1Les objectifs glycémiques recommandés sont 0,7 à 1,20 g/L en pré-prandial et moins de 1,80 g/L en post-prandial (2 heures après le repas) ; et une hémoglobine glyquée entre 7 et 7,5 %. Pour les enfants, un objectif supérieur à 7 % est envisageable, en raison du risque de retentissement cérébral des hypoglycémies sévères. Il en est de même chez le sujet âgé.Les besoins individuels en insuline chez l’adulte et chez l’enfant se situent généralement entre 0,5 et 1 unité/kg/j.En cas d’administration dans un schéma de type basal-bolus, 50 à 70 % des besoins peuvent être couverts par une insuline rapide (analogue rapide de l’insuline le plus souvent) et le reste par une insuline à action intermédiaire ou prolongée.Différents schémas peuvent être proposés. Ils comportent tous une injection d’insuline rapide juste avant chacun des trois principaux repas (et jusqu’à 20 minutes après le début du repas), assurant l’insulinisation post-prandiale (insuline prandiale) et diffèrent par le type d’insuline, le nombre et les horaires des injections de l’insuline assurant l’insulinisation basale minimale, en particulier à distance des repas et la nuit (insuline basale ; ex : Levemir 2 injections/j, Lantus et Trésiba 1 injection par jour).L’utilisation exclusive d’analogues, rapides (voire « ultra rapides ») est désormais la règle, l’emploi de l’insuline ordinaire, de l’insuline NPH ou des « premix » étant aujourd’hui réservé à des situations particulières.L’utilisation d’une pompe à insuline portable permet des injections sous-cutanées d’insuline rapide totalement modulables. Ce système offre une plus grande souplesse d’ajustement des doses associée et une meilleure résorption.Une pompe peut être couplée à un capteur continu de glucose évitant les multiples contrôles glycémiques au cours de la journée.Diabète de type 2Les objectifs glycémiques sont en général similaires à ceux du diabète de type 1 avec une hémoglobine glyquée à 7 % (surtout avant 70 ans, une ancienneté du diabète inférieure à 5 ans et peu ou pas de comorbidités). Ceux-ci doivent être modulés en fonction de l’âge (patient très âgé) ou de l’existence d’autres pathologies sévères (ex : coronaropathie).L’initiation d’une insulinothérapie basale (administrée souvent au coucher : pour réduire la production hépatique de glucose conduisant à une hyperglycémie matinale) nécessite d’abord le choix de la dose initiale. Celle-ci est définie soit en fonction du poids, en moyenne 0,2 UI/kg, soit arbitrairement à 10 UI. Cette dose initiale doit ensuite être adaptée aux résultats de la glycémie capillaire à jeun réalisée quotidiennement. La dose doit être augmentée de 2 à 4 unités tous les 3 jours jusqu’à obtention des objectifs glycémiques.La dose moyenne efficace est, en règle générale, autour de 30 à 40 UI/j. La carence sécrétoire en insuline endogène s’aggravant progressivement avec le temps, on peut se rapprocher peu à peu d’un schéma propre au diabète de type 1 avec l’emploi d’une pompe à insuline.
Posologies recommandées chez l’adulte et plans de prise
Publié le 09/06/2022
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Source : lequotidiendupharmacien.fr
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