Le 2 mai 2017, Pauline décède des suites d'une consommation de Purple drank. Son décès, largement médiatisé, met en lumière les problèmes liés à la codéine : problèmes déjà bien connus des adolescents, mais méconnus d'une grande partie des Français. Le 12 juillet 2017, le ministère de la Santé prend alors la décision radicale d'inscrire la codéine sur la liste des substances vénéneuses, disponible uniquement sur ordonnance.
Une thèse pour en parler
Les ravages des détournements de la codéine
Publié le 15/10/2018
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Le phénomène est plus récent en France qu'aux États-Unis, mais non moins préoccupant. Le détournement d'usage des codéinés est responsable outre-atlantique de 22 000 décès par an. De redoutables cocktails qui ont pour noms « Purple drank », « Lean », « Codesoda », « Syrup » ou « Krokodil » y font des ravages. En France, la loi du 12 juillet 2017 tente d'enrayer leur utilisation, mais des reports sont à craindre. Tel est l'inquiétant état des lieux dressé par Floriane Thiébaut, dans la thèse d'exercice de pharmacie qu'elle vient de soutenir, et dont elle nous livre ici un aperçu.
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