Fièvre hémorragique à virus Ebola

Une recherche tous azimuts pour venir à bout du fléau

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Publié le 23/10/2014

Bien que le virus Ebola ait été découvert en 1976, donc avant le VIH, l’industrie pharmaceutique s’y est peu intéressée car les phases d’exacerbation épidémiques restaient sporadiques et confinées, d’où des enjeux économiques limités. Des médicaments actifs contre ce virus sont néanmoins testés depuis des années et plus particulièrement depuis les attaques terroristes de 2001 dans un contexte où le gouvernement américain a imaginé qu’il pourrait constituer une arme biologique. Ce n’est toutefois que récemment, avec l’explosion du nombre de cas en Afrique de l’ouest, que des essais cliniques ont été entrepris. Il n’existe aujourd’hui aucun traitement indiqué dans cette infection. La France a autorisé le 14 septembre dernier l’importation du favipiravir, du ZMapp et du TKM-100-802 : que sont ces médicaments et quelles sont les autres pistes thérapeutiques suivies ?

• Les antiviraux directs.

Parmi les médicaments testés actuellement, certains sont déjà connus, voire très connus :

La lamivudine, agréée dans le traitement de l’infection par le VIH (Epivir) et le VHB (Zeffix), a été administrée avec un certain succès à plusieurs patients très récemment infectés ; des patients traités plus tardivement n’ont pas survécu.

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