La phytothérapie, l’homéopathie, la médecine traditionnelle chinoise et la médecine anthroposophique* qui, selon les Suisses, constituent « la médecine complémentaire », seront définitivement prises en charge par les caisses d’assurance primaire helvétiques.
Ces méthodes alternatives étaient normalement remboursées à titre provisoire jusqu’en 2017. En effet, en mai 2009, 67 % du peuple suisse avaient accepté par voie de référendum un nouvel article constitutionnel sur la prise en compte de ces médecines complémentaires. Leurs prestations étaient ainsi prises en charge au même titre que celles des autres disciplines médicales par l’AOS (assurance obligatoire des soins).
Afin que ce remboursement soit pérenne, les acteurs concernés devaient fournir d’ici à 2017 les preuves que ces médecines complémentaires étaient efficaces, adéquates et économiques. Mais, comme le remarquent le département fédéral de l’Intérieur et l’Office fédérale de la santé publique, « il s’avère aujourd’hui qu’il est impossible d’apporter cette preuve pour ces disciplines dans leur globalité ».
Résultat, ces quatre disciplines formant la médecine complémentaire seront mises sur un pied d’égalité avec les autres disciplines médicales remboursées par l’AOS et continueront donc d’être remboursées, sans interruption, au-delà de 2017. Ces thérapeutiques seront soumises au principe de confiance, à l’exception de certaines prestations controversées qui seront examinées. En un mot, tout traitement prescrit par le médecin comme étant indispensable pour le patient, doit être remboursé.
À noter que l’acupuncture est également remboursée par l’AOS sans limite de durée.
*La médecine anthroposophique regroupe les pratiques thérapeutiques issues de l’anthroposophie, courant spirituel développé par Rudolf Steiner.
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