Un effet paradoxal sur la mortalité

Une étude suédoise relance la polémique sur le lait  Abonné

Publié le 03/11/2014
Des chercheurs d’Uppsala ont étudié les effets de la consommation de lait sur la santé dans deux larges cohortes nationales, totalisant 106 772 sujets adultes suivis entre 10 à 20 ans. Les résultats sur la mortalité et le risque fracturaire ont de quoi semer le trouble. La mise hors de cause des produits laitiers fermentés remet en scène l’hypothèse physiopahtologique du D-galactose comme composant délétère du lait. Les implications potentielles en santé publique n’autorisent pas à s’en tenir là.
Pour chaque verre de lait supplémentaire, la mortalité était augmentée de 15 %

Pour chaque verre de lait supplémentaire, la mortalité était augmentée de 15 %
Crédit photo : S. CARAMBIA

TROIS PRODUITS laitiers par jour, le message du Plan National Nutrition Santé (PNNS) est simple et facile à retenir. Trop simple ? C’est sans doute l’avis partagé par l’équipe du Pr Karl Michaëlsson à l’université d’Uppsala, qui vient d’obtenir des résultats plus que surprenants quant aux effets de la consommation de lait sur la santé. L’analyse s’appuie sur les données de deux larges cohortes suédoises, l’une chez des femmes âgées entre 39 et 74 ans (n = 61433) et l’autre chez des hommes âgés entre 45-79 ans, (n = 45 339), avec un suivi respectivement d’un peu plus de 20 et 10 ans.

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