Sélectionné par l’épidémie du kuru

Un variant protecteur de l’infection à prions  Abonné

Publié le 23/11/2009
Le kuru, une neurodégénérescence liée au cannibalisme funéraire, est un exemple majeur de maladie à prions épidémique. On savait qu’un polymorphisme au codon 129 du gène de la protéine prion (PRNP) était un facteur de susceptibilité/résistance à cette affection et d’autres maladies à prions. Une étude portant sur la population exposée au kuru montre qu’un polymorphisme au codon 127 représente un autre facteur de résistance, acquis et sélectionné durant l’épidémie.

DÉCOUVERT en Nouvelle-Guinée au début du XXe siècle, le kuru fait partie des maladies à prions. Il a été décrit dans la peuplade des Fores sur les hauteurs de l’est de la Papouasie-Nouvelle Guinée, a pu être relié à un rite funéraire anthropophage. Les membres de la famille consommaient le corps des défunts lors d’un rituel religieux, une pratique entraînant la transmission interhumaine du prion anormal (Pr-P). Les femmes et les enfants qui mangeaient le système nerveux central étaient surtout touchés, tandis que les hommes, consommant les muscles, étaient épargnés.

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