Jusqu’ici, la preuve « par l’anatomie » des conséquences de l’exposition à des doses « non toxiques » d’organophosphorés sur le cerveau (épaisseur corticale, nombre de cellules gliales dans certaines formations de la cognition) n’avait été faite que chez l’animal. Qu’en est-il dans l’espèce humaine ? L’équipe de Bradley Peterson a sélectionné 40 enfants (de 5,9 à 11,2 ans) au sein d’une cohorte de 369 enfants exposés avant la naissance à plusieurs toxiques : le chlorpyrifos (CPF, un organophosphoré), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (PAH) et la fumée de tabac (ETS).
Un impact sur le cerveau des enfants
Les dangers des organophosphorés pendant la grossesse
Publié le 11/06/2012
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L’exposition de femmes enceintes aux organophosphorés, même à des doses inférieures au seuil admis de toxicité, peut avoir des effets préjudiciables, tels un déficit cognitif ou une réduction du quotient intellectuel, chez leurs enfants. Aujourd’hui, c’est l’existence d’anomalies cérébrales structurelles que met en évidence une étude américaine. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) faite chez quarante enfants de mère exposée apporte, pour la première fois chez l’homme, la preuve de l’impact structurel de ces pesticides dans plusieurs régions cérébrales de contrôle de la cognition.
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