La nicotine a un effet d’amorce sur le cerveau

Le tabac, un tremplin pour la cocaïne  Abonné

Publié le 14/11/2011
La théorie de la porte d’entrée de l’usage des drogues repose sur l’observation que les usagers de cocaïne ou d’autres drogues dures ont généralement commencé avec une consommation de tabac (nicotine) ou d’alcool, avant de progresser vers un usage de marijuana puis l’abus d’autres drogues. Une équipe de la Columbia University (New York) a exploré dans un modèle souris comment la nicotine pourrait constituer une porte d’entrée pour l’addiction à la cocaïne. Leurs résultats, publiés dans « Science Translational Medicine », offrent de nouveaux aperçus sur les mécanismes moléculaires par lesquels la nicotine « amorce » le cerveau pour majorer les effets de récompense de la cocaïne.
Lutter contre le tabac pour lutter contre la cocaïne

Lutter contre le tabac pour lutter contre la cocaïne
Crédit photo : S Toubon

L’ÉQUIPE de Levine a constaté que des souris prétraitées par la nicotine (pendant 7 jours) présentent une réponse accrue à la cocaïne : leur sensibilisation locomotrice induite par la cocaïne est accrue de 98 % ; leur préférence de place conditionnée (une mesure du conditionnement induit par la drogue) est accrue de 78 % ; et la réduction de la potentialisation à long terme (PTL) induite par la cocaïne dans le noyau accumbens est accentuée de 24 %.

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