Antibiothérapie

Le nez fait de l’antibiorésistance  Abonné

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Publié le 31/10/2016
Un constat qui n’est paradoxal qu’en apparence a récemment ouvert la porte à une piste innovante en antibiothérapie : notre cavité nasale n’héberge pas seulement un germe potentiellement redoutable, le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus), mais aussi l’un de ses ennemis naturels. Comme toujours dans la nature, il y a une logique à ceci.

Les diverses espèces de bactéries commensales se livrent dans le nez à une compétition intense pour occuper l’espace et y capter le maximum de nutriments - en l’occurrence des glucides et des acides aminés -. Même s’il s’agit d’un milieu relativement pauvre au plan nutritif, la cavité nasale n’en héberge pas moins chez chaque individu une cinquantaine d’espèces de bactéries en moyenne. Parmi elles, S. aureus constitue un facteur étiologique reconnu d’infections nosocomiales sévères.

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