Une piste dans l’immunothérapie des cancers

Le microbiote conditionne l’efficacité des traitements  Abonné

Publié le 12/11/2015
La flore intestinale joue un rôle dans l’efficacité de l’immunothérapie des cancers, selon deux exemples publiés dans « Science ». Une équipe française à l’Institut Gustave Roussy met en évidence le rôle de premier plan de la bactérie Bacteroidales pour l’ipilimumab, un anti CTLA-4 utilisé dans le mélanome. Une équipe de Chicago le fait avec Bifidobacterium pour les anti-PD1 et PDL1, de plus en plus largement utilisés.

L’influence du microbiote dans les cancers fait beaucoup de chemin depuis peu d’années. Deux études publiées dans « Science », l’une française, l’autre américaine, montrent le poids du microbiote dans l’efficacité de l’immunothérapie des cancers. Alors que la composition de la flore intestinale semble pouvoir expliquer la résistance de certains patients atteints de cancers, se dessinent en ligne de mire des pistes simples et de faible toxicité pour optimiser le traitement des tumeurs.

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