Le génome de l’écosystème intestinal séquencé

Le microbiome, face cachée de l’état de santé  Abonné

Publié le 30/04/2015
On reconnaît au microbiome intestinal un statut d’organe à part entière. Les récentes avancées technologiques permettent aujourd’hui de séquencer les gènes constituant ce deuxième génome humain que l’on appelle métagénome intestinal. Leurs applications ouvrent le champ à de nouvelles cibles thérapeutiques et à de nouveaux médicaments.

GRÂCE à la technique de séquençage de l’ADN, il est possible de récupérer l’ADN bactérien directement dans son écosystème, sans isolement et sans mise en culture. Ce progrès donne accès à l’intégralité du microbiome dominant et permet d’identifier l’information génétique qu’il porte. L’intérêt de cette méthode est d’abord taxonomique, permettant une classification des germes rencontrés : plus de dix millions de gènes ont été répertoriés, chaque individu portant en moyenne 600 000 de ces gènes (25 fois plus de gènes que le génome humain).

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