Plus que l’isolement social en lui-même

Le fait de se sentir seul prédispose à la démence  Abonné

Publié le 17/12/2012
Une étude néerlandaise ayant suivi plus de 2 000 sujets âgés pendant trois ans conclut que le fait de se sentir seul augmente de 50 % le risque de démence. À l’inverse, l’isolement social, défini comme le fait de vivre seul, d’être célibataire ou de ne pas avoir de soutien amical, n’était pas associé à un risque plus élevé.

PLUTÔT QUE vivre seul, c’est le fait de se sentir seul qui serait associé au développement d’une démence. Si l’isolement social est classiquement cité comme un facteur favorisant, l’étude néerlandaise AMSTEL (The Amsterdam Study of the Elderly) soutient que le sentiment de solitude est un bien meilleur indicateur du risque de démence future. Alors que le fait objectif de vivre seul dans la vie (vivre seul, célibat, pas de soutien de l’entourage) n’était pas associé à un risque majoré de démence, le sentiment de solitude l’augmentait de plus de 50 % (OR = 1,64) en analyse multivariée.

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