Dans l’intimité des mécanismes de la toxicodépendance

L’addiction, une appétence polymorphe, différée et récidivante

Publié le 29/10/2009
Psychiatre au CHU de Strasbourg et spécialiste des problèmes d’addictions, le Dr Jean-Georges Rohmer a montré, lors de la matinée de l’UTIP FPC consacrée à ces questions, dans le cadre du 62e congrès national des pharmaciens, que les mécanismes cérébraux qui mènent aux addictions sont globalement les mêmes, quel que soit le produit consommé. Mais si les adolescents, en raison de leur âge et de leur curiosité, notamment, sont les plus menacés par les addictions de toutes sortes, la rencontre entre un consommateur et un produit n’est pas suffisante à elle seule pour passer du stade de l’essai à celui de la dépendance.

RAPPELANT que les plus gros consommateurs de médicaments sont en général des alcoolotabagiques, le Dr Rohmer à tendance à voir du même œil les « accros au chocolat » qui en consomment trente tablettes par jour - il en a rencontré parmi ses patients - et les héroïnomanes et autres amateurs de substances illicites.

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