UN TABLEAU CLINIQUE d’allure maniaque, avec désinhibition, sensation de puissance intellectuelle et physique, euphorie, logorrhée, idées de grandeur, augmentation de l’énergie, de l’estime de soi, de l’activité motrice, de la libido, signes qui s’associent à une insomnie, une tachypsie et à une tachycardie, doit évoquer une prise aiguë de cocaïne. À la période euphorique succède le syndrome de sevrage dont les manifestations à l’opposé (anhédonie, ralentissement psychomoteur…) conduisent à l’ardente envie de retrouver l’état antérieur et de reprendre le produit.
Du simple usage récréatif à la chronicité
L’addiction à la cocaïne et au crack, un problème qui s’aggrave
Publié le 11/05/2009
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Globalement, l’addiction à la cocaïne est rapidement progressive à l’échelle de la planète, tout comme à l’échelon des individus. Elle comporte de graves conséquences médicales, psychiatriques et psychosociales et à ce jour aucun médicament n’a été officiellement approuvé pour traiter cette dépendance. Toutefois, comme la compréhension neurobiologique progresse, « on peut espérer la découverte de nouveaux médicaments prenant directement pour cible la pathologie biologique
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