Après quinze ans de substitution aux opiacés

L'Académie recadre la prise en charge des toxicomanes  Abonné

Publié le 02/02/2009
L'Académie nationale de Pharmacie dresse le bilan de 15 années de traitements de substitution aux opiacés. Si des progrès notables ont été réalisés, tel la réduction sensible du nombre des décès par overdose et d'infections par le VIH, l'échec est en revanche patent en ce qui concerne l'épidémiologie de l'hépatite virale C. Pour rester efficace, l’engagement des officinaux doit être rémunéré et concerner un nombre limité de patients, recommande l'Académie.
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Crédit photo : Phanie

SI, AUJOURD'HUI, environ 100 000 patients sont sous buprénorphine haut dosage et 25 000 sous méthadone en ville, il n'en n'a pas été ainsi jusqu'au milieu des années 1990 où le toxicomane était encore considéré comme un délinquant. Jusqu'à cette période, des thérapeutiques de « substitution sauvage » se développaient envers et contre tout, mais d'abord dans l'illégalité, grâce à l'engagement de pionniers qui acceptèrent de prendre des risques, parmi lesquels notre confrère Jean Lamarche, fondateur et président de l'association Croix Verte & Ruban Rouge.

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